...c'est aussi :
Historique
- Synthèse
des textes officiels - Structuration
de la Permanence des Soins en PACA - Permanence
des Soins et sectorisation de l'aide médicale urgente
- Les
perspectives vues par nos représentants syndicaux
- La
permanence des soins des médecins spécialistes libéraux
Sectorisation : compte-rendus
des réunions CODAMUPS
A ce jour les Alpes de Haute-Provence n’ont
pas effectué de réunions
Bouches-du-Rhône (13)
Etat des lieux :
À ce jour, la situation peut apparaître globalement
satisfaisante dans le département.
Des tableaux sont disponibles pour tous les secteurs, mais certaines
difficultés persistent pour les secteurs n°42 (Aubagne),
n°38 (Fontvielle), n°7 (secteur de Peyrolles) et celui de
la Côte bleue.
Des arrêtés de réquisition ont été
pris pour les secteurs de Chateauneuf les Martigues, Aubagne, la
Côte bleue, La Ciotat, Fuveau, Grans, Lambesc, Berre, Arles,
Martigues. Des arrêtés sont en cours pour le secteur
de Peyrolle et de Lambesc.
Les secteurs, cartographie :
Des propositions consensuelles de création de nouveaux secteurs
et de recomposition de certains secteurs existants sont faites.
Cela, de façon à mieux s’adapter au fonctionnement
des tableaux de garde sur le terrain.
La charte de la permanence des soins
Concernant Marseille, il n’y a pas de proposition concernant
cette charte.
Hors Marseille, un fonctionnement des permanences de soins est souhaité
jusqu’à minuit, les structures hospitalières
prenant le relais de minuit jusqu’à 8 h, sauf pour
les associations type SOS Médecins qui souhaitent fonctionner
24h/24.
Un accord avec les structures hospitalières semble possible
sur ce fonctionnement.
Les besoins de la population sont à prendre en compte, un
rapprochement avec les moyens disponibles est bien sûr souhaitable.
Le problème de la surcharge de travail du Centre 15 est évoqué
(avec des difficultés techniques actuelles, notamment de
télécommunication).
Les membres du Sous-Comité Médical du CODAMUPS13 sont
optimistes sur la bonne fin de cette proposition de fonctionnement.
Il est à noter que dans plusieurs secteurs, dans la perspective
de cette nouvelle Charte, une remobilisation des médecins
se manifeste, notamment à Arles où le tableau a été
complété volontairement.
Une action de communication sur le bon usage de la PDS sous l’égide
de la Préfecture est programmée.
Alpes-Maritimes (06)
Sectorisation de la permanence
de soin
La sectorisation déjà opérationnelle depuis
plus d’un an a été validée. Cette sectorisation
comporte 45 secteurs. Elle avait été définie
en concertation entre la DDASS, l’Ordre des Médecins
et le SAMU.
A la demande des médecins libéraux, il est accepté,
malgré une forte réticence du représentant
de la CPAM, une augmentation du nombre de médecins pouvant
bénéficier du règlement de l’astreinte
sur les secteurs suivants :
• Nice : 7 médecins
• Antibes : 2 médecins
Il est aussi réclamé par les libéraux et en
particulier par le Dr Cael,
l’intégration des UPATOU dans le cadre de la PDS. La
directrice de la DDASS et le représentant de l’ARH
refuse tout net, indiquant que l’UPATOU est un service d’urgence
et que son fonctionnement est différent de la PDS.
Sectorisation
Il est demandé par le Dr Rossant représentante du
CDOM, une précision sur les modalités de prise en
charge de la sécurité des PROFESSIONNELS DE SANTE
intervenants dans les zones à risques. Les institutionnels
ne paraissent avoir aucune compréhension du risque encouru
par les PROFESSIONNELS DE SANTE dans les quartiers difficiles et
estiment que les médecins ont l’obligation d’intervenir
en toutes circonstances. Ce qui est fortement contesté par
les libéraux.
Il est défini sur Nice, 2 zones à risques, pour lesquelles
la DDASS fera un signalement à Monsieur le Préfet.
Il est débattu successivement :
• Du financement du centre 15
• Du problème de stationnement des professionnels de
santé sur les communes du 06 et plus particulièrement
sur Nice. L’information sera relayée par la DDASS à
la Préfecture.
Régulation
Pas de commentaire, hors le problème de la couverture téléphonique
des médecins de montagne.
Permanence
• Refus de la CPAM d’intégrer les médecins
urgentistes de type SOS dans le payement de l’astreinte de
50€
• Refus des institutionnels quand à la mise en place
d’un forfait d’astreinte de 3C par heure pour la permanence
de soins. La DDASS se retranchant derrière les textes et
estimant que le règlement des astreintes est du domaine du
champ conventionnel ce que refusent les libéraux qui estiment
qu’il s’agit d’une mission d’intérêt
générale.
• Refus par la CPAM de la couverture de la PDS de 20H à
23 H, mais position plus consensuelle de la DDASS qui estime que
des solutions entre les acteurs locaux peuvent être trouvées
comme à Menton.
A noter que le Conseil Général est prêt à
financer des maisons médicales de garde et que les institutionnels
sont favorables à des rapprochements “hôpitaux/libéraux”
dans le cadre de la PDS.
Financement
Le chapitre sur le financement, existant dans l’arrêté
sur le cahier des charges, mais non prévu dans le décret,
une importante contestation sur ce sujet a eu lieu. Un compromis
a été trouvé. Ce chapitre est de nouveau remis
dans le cahier des charges avec une formulation vague et large :
“Financement possible selon les textes réglementaires
en vigueur”.
Hautes-Alpes (05)
Le sous comité médical du CODAMUPS
du 05 qui s’est réuni le 5 avril 2004 a dressé
l’état des lieux de la Permanence des Soins (PS), du
Centre de Régulation Libéral (CRL) et de la Maison
Médicale de Garde du gapençais (MMGG).
Il n’existe actuellement aucun dysfonctionnement majeur. Le
CRL fait partie du centre 15 et son fonctionnement repose sur alternance
hospitalo-libérale. Les médecins libéraux occupent
environ 75 % des créneaux horaires concernés par la
permanence des soins et gèrent les appels du centre 15 comme
du CRL (ainsi que les sorties pompiers). Le jour et pendant les
25 % restants, ce sont les hospitaliers qui régulent. La
rémunération est de 3C de l’heure 1/3 en salaire
et 2/3 en rémunération par le FAQSV.
La MMG de Gap fonctionne tous les jours de 8h à 24h et ferme
de 0 à 8h. Sa gestion est équilibrée par les
fonds obtenus auprès du FAQSV, mais la question de sa pérennisation
se pose à partir du 2ème semestre 2004.
Tous les partenaires sauf la ville de Gap, sont d’accord pour
un cofinancement (Préfecture, Conseil Général,
Communauté des Communes, CPAM). L’opposition à
toute aide financière de la ville de Gap remet en cause l’existence
de la MMG.
La permanence des soins s’est organisée sur tout le
département et la cartographie des secteurs est complète
avec quelques “zones blanches” qui ne correspondent
pas vraiment à une absence de réponse.
En voici deux exemples :
- Sur le petit secteur d’Espinasses, Serres Ponçon,
les trois médecins assurent leur propre garde mais n’ont
pas souhaité s’organiser en secteur.
- Le secteur de Serre Chevalier à passer un accord avec les
urgences de Briançon situé à 5 à 10
kms pour ne plus répondre la nuit aux appels excessifs (hyper
station de 10000 lits + ouverture récente d’un club
médical de 1 500 lits).
Dans ces deux cas les médecins ne touchent pas d’astreinte.
Le département possède une originalité ; pour
les médecins de montagne, la préfecture a validé
des secteurs saisonniers.
L’URML a organisé une réunion préparatoire
au CODAMUPS, le 25 février 2004 avec l’ensemble des
Médecins Libéraux participants à ce comité.
Ils ont élaboré ensemble les grands axes d’orientation
et de communication à venir (accord des différents
syndicats) :
- Diminution du nombre de secteurs à 5 ou 6 secteurs plus
étendus.
- Rémunération des médecins d’astreinte
sur le terrain comme au centre 15 CRL de minimum 3C de l’heure
le jour et 4C la nuit.
- Les appels entre 0 et 8h la nuit ne doivent plus relever que du
Conseil Médical (consultation le lendemain) ou de l’urgence
(hospitalisation).
Dans les secteurs éloignés de l’hôpital
la nécessité de la permanence de soins la nuit se
pose en terme économique. Les statistiques montrent que le
nombre de visites ou consultations qui ne peuvent pas être
remises au lendemain est très faible. Elles ne justifient
pas la présence d’autant de médecins de permanence.
Un exemple à méditer : il existe sur le 05, cinq secteurs
de garde ambulancière rémunérée à
345€, plus 40 % de la valeur de la course (pour les médecins
50€)
En ce qui concerne le Centre de Régulation Libérale,
un rapprochement 04/05 est prévu avec couverture complète
des créneaux horaires (concernés par la permanence
de soins) avec un seul régulateur libéral pour les
deux départements.
Dans un petit département comme les Hautes-Alpes, la coordination
de la permanence des soins a été plus facile à
mettre en place qu’ailleurs, car tous les protagonistes se
connaissent et ont l’habitude de travailler ensemble.
Var (83)
Le représentant de L’ARL 83 dit la différence
de rôle entre le régulateur libéral et l’effecteur
de terrain, s’inquiète devant la montée en puissance
de la régulation, son absence de moyen humain suffisant et
du financement du système dans les mois à venir.
Les représentants de l’ADOPS développent leurs
propositions pour l’organisation de la permanence des soins
et redisent que les choix sectoriels ne sont pas immuables ;
Mr le responsable du SAMU ne partage pas l’analyse des niveaux
d’intervention médicale et la place de chacun, ainsi
que l’analyse sur les temps des délais d’intervention
et dit la nécessité dans certains cas d’une
évaluation sur place assez rapide sans nécessité
a priori de moyens lourds, par qui faire gérer ces appels
sur le terrain ?
Les représentants des caisses insistent sur la nécessité
d’une sectorisation claire avec un tableau de permanence bien
lisible, Mr le médecin conseil relevant de grandes inégalités
en fonction des secteurs aussi bien dans la démographie des
populations que dans la démographie médicale,
Mr le représentant du Conseil de l’Ordre des Médecins
intervient pour faire le point sur une proposition de découpage
du département dans un premier temps en 7 secteurs reprenant
la carte d’intervention des SMUR du département et
plus ou moins centrés sur un établissement hospitalier.
Cette sectorisation a minima résultant d’une réflexion
commune sur le manque potentiel de médecins volontaires,
la possibilité d’une reprise de la permanence des soins
dans un cadre conventionnel et un souci de santé publique.
Le tour de table a permis d’entendre le souhait de nombreux
partenaires d’aller de l’avant et que l’on apporte
souplesse à des expériences innovantes. Une certaine
appréhension persiste tant du fait de la “mobilisation”
des médecins volontaires que sur les possibilités
de mettre en place rapidement des locaux efficients.
Les partenaires regrettent l’absence de données chiffrées
(notamment quelle activité libérale entre 24h et 7h
du matin) ; une inquiétude forte persiste sur les possibilités
de déplacement rapide tant des victimes que des médecins
du fait de l’afflux touristique et de la qualité du
réseau routier. Il est redit le regret du peu de communication
vers la population et du peu de sensibilisation de cette dernière
à ces nouvelles données.
Vaucluse (84)
La situation dans le Vaucluse est particulière
du fait d’une très forte implication du conseil départemental
de l’ordre dans un travail avec les responsables du tour de
garde.
De ce travail et en collaboration avec le SAMU et la DDASS est sorti
un document de travail validé par les participants proposant
un mode de fonctionnement de la permanence de soins dans le département.
En résumé :
Pas de modifications importantes de la sectorisation (en dehors
du secteur autour de Pertuis)
Prise en charge de la permanence des soins par les libéraux
en régulation centralisée libérale le soir
jusqu’à 23 ou 24 heures avec la garde classique samedi
et dimanche. Le SAMU 84 s’engage à assurer la nuit.
La réunion préparatoire organisée par l’URML
PACA a été un succès puisque la quasi totalité
des libéraux invités (syndicats, maison médicale
et ordre) est venue.
Le projet ci-dessus a été présenté et
semble être une réponse acceptable à la problématique
de la permanence des soins dans le département.
Le reste de la discussion a permis de rappeler les points de vue
des centrales syndicales nationales sur les différents aspects
de la permanence des soins en particulier les rémunérations.
La réunion du sous comité médical CODAMU PS
a été un échec, la totalité des médecins
impliqués dans la permanence des soins (libéraux et
hospitaliers) qui étaient d’accord pour une application
du projet présenté s’est vue opposer par les
institutions (DDASS, CPAM, ARH) une fin de non recevoir car les
décrets prévoient une garde, y compris la nuit.
Apres une longue discussion pénible et stérile, il
a été prévu par la DDASS de saisir la commission
DESCOURS pour un arbitrage.
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