...c'est aussi :
Historique
- Synthèse
des textes officiels - Permanence
des Soins et sectorisation de l'aide médicale urgente
- Sectorisation : compte-rendus des
réunions CODAMUPS - Les
perspectives vues par nos représentants syndicaux
- La
permanence des soins des médecins spécialistes libéraux
Structuration de la Permanence
des Soins en région PACA
PRISE EN CHARGE DES URGENCES EN ETABLISSEMENT
DE SANTE (Etat des lieux - Avril 2004)
Dr Hervé CAEL
Commission Urgences de l’URML PACA - Coordonnateur UPATOU
- Clinique Belvédère - Nice
Les libéraux ? Un maillon devenu
indispensable
Le paysage de l’accueil et du traitement des urgences dans
les établissements de santé, publics et privés,
a été profondément modifié, par les
décrets de 1995 et de 1997, et par le schéma régional
d’organisation sanitaire qui en découle.
Ce cadre réglementaire instaure trois « niveaux »
d’activité, coordonnés entre eux par des conventions
de coopération hospitalière :
1/Le SAU (Service d’Accueil et de
traitement des Urgences) structure lourde
et centralisatrice pouvant répondre à toutes les situations
d’urgences 24 h/24.
2/L’UPATOU (Unité de Proximité
d’Accueil, de Traitement et d’Orientation des Urgences)
structure décentralisée, de proximité, pouvant
accueillir tous types d’urgences 24 h/24, mais susceptible
de transférer secondairement les patients ne pouvant être
pris en charge dans l’établissement.
3/Le POSU (Pôle Spécialisé
des Urgences) structure dédiée
à une spécialité (Ex : la Pédiatrie).
| |
04 |
05 |
06 |
13 |
83 |
84 |
Total |
| SAU |
1 |
1 |
1 |
3 |
1 |
1 |
8 |
| UPATOU Public |
2 |
2 |
4 |
8 |
6 |
7 |
29 |
| UPATOU Privé |
0 |
0 |
4 |
4 |
1 |
0 |
9 |
| UPATOU Total |
2 |
2 |
8 |
12 |
7 |
7 |
38 |
| POSU |
0 |
0 |
2 |
1 |
0 |
0 |
3 |
Les principes édictés
par les textes peuvent être résumés ainsi :
• La prise en charge des urgences en établissement
de santé devient désormais une activité soumise
à autorisation.
• Un « maillage » de l’ensemble du territoire
de la région PACA s’organise en faisant coexister des
services publics et privés.
• Tous les services d’Urgences (publics et privés)
doivent se soumettre à un « cahier des charges »
identique pour tous.
Ces règles fixent en particulier des normes en matière
de :
- Locaux et matériels (“Zone d’examen et de soins
comportant une salle et des moyens de déchocages, une zone
de surveillance de très courte durée, comportant deux
à quatre boxes individuels par tranches de 10 000 passages
par an, zone d’accueil”...)
- Personnel médical et para médical (Présence
24 heures/24 d’un médecin, d’une IDE…)
- Niveau d’activité (Seuil minimal théorique
: 10 000 passages par an)
- Mode de fonctionnement (Contrats relais avec d’autres établissements,
rédaction de documents administratifs obligatoires, procédures
d’évaluation,...)
En région PACA la procédure d’autorisation par
les tutelles des services d’urgences a été lancée
par l’arrêté du 02 novembre 1999. Le dispositif
est devenu opérationnel un an plus tard avec la délivrance
par l’ARH des « sésames » nécessaires
pour faire fonctionner les nouvelles structures.
En région PACA les cliniques et les médecins urgentistes
libéraux se sont largement employés, à côté
des établissements publics, à organiser des services
de réception des urgences (9 UPATOU privés sur 38
sites autorisés en région PACA, 8 sur 20 si on ne
considère que les départements 06 et 13).
En 2003 sur la ville de Nice, 30 % des urgences hospitalières
ont été assurées par des praticiens libéraux
dans ces structures privées.
Cette implication représente une nécessité
absolue, mais aussi quelques inconvénients, pour les établissements.
Les constats, souvent paradoxaux, sont en effet les suivants :
• L’admission dans un service d’urgence correspond
à un mode de plus en plus fréquent d’admission
en secteur d’hospitalisation (Traumatologie, cardiologie,
chirurgie viscérale, gastro-entérologie...)
• Le service d’urgence représente une des sources
principales de désorganisation d’un établissement
(Planning d’hospitalisation, programmation des blocs, disponibilité
des plateaux techniques...)
Sur le plan plus général de la réponse à
la demande de soins non programmés et aux urgences hospitalières
la mise en place de 49 structures d’urgences dans la région
à permis une « normalisation » de l’offre
de soins. La collaboration publique et privée fonctionne
globalement de façon satisfaisante.
Le nombre total de passage dans les services d’accueil d’urgences
augmente régulièrement. Cette nouvelle offre n’a
pas forcement entraîné la diminution espérée
du nombre de passage dans les services existants (Toutes les admissions
directes dans les services hospitaliers ne sont pas cependant de
véritables urgences hospitalières et loin de là...)
Certaines structures, non autorisées, fonctionnent encore
comme des services d’urgences sans être en conformité
avec les textes (La responsabilité des praticiens qui y exercent
pourrait-elle être mise en cause ?).
Terminons par le plus ubuesque : Les médecins libéraux
exerçant dans les UPATOU ne sont pas reconnus comme faisant
partie de la permanence des soins par les CPAM !!!. (Répercussion
en matière de cotation des actes : Refus de la CNAMTS des
K14, K25, MD le samedi après midi...).
Principaux textes de références
relatifs à l’accueil et au traitement des urgences
dans les établissements de santé :
Décret n° 95-647 du 09 mai 1995 (JO du 10 mai 1995)
Décret n° 95-648 du 09 mai 1995 (JO du 10 mai 1995)
Décret n° 97-615 du 30 mai 1997 (JO du 01 juin 1997)
Décret n° 97-616 du 30 mai 1997 (JO du 01 juin 1997)
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