...c'est aussi :
Synthèse des textes officiels - Structuration
de la Permanence des Soins en PACA - Permanence
des Soins et sectorisation de l'aide médicale urgente
- Sectorisation : compte-rendus des
réunions CODAMUPS - Les
perspectives vues par nos représentants syndicaux
- La
permanence des soins des médecins spécialistes libéraux
LA PERMANENCE DES SOINS :
ETAT ACTUEL ET PERSPECTIVES
Dr Pierre-Yves Lussault,
Secrétaire Général de l’URML PACA
La garde est morte...
Vive la permanence de soins ?
Depuis des décennies, les médecins libéraux
s’obligent, au travers de l’article 77 du code de déontologie
médicale, à assurer une permanence de soins de jour
comme de nuit.
Avec les premiers effets négatifs de la démographie
médicale et du blocage des honoraires, la démotivation
prend le pas sur l’obligation et... huit mois de grève
des gardes médicales des médecins généralistes
font prendre conscience aux pouvoirs publics de l’ampleur
du problème.
Des revalorisations immédiates stoppent l’hémorragie
et le Sénateur Charles Descours remet au ministre de la santé
un rapport sur la permanence de soins en janvier 2003. Un décret
fait suite à ce rapport en proposant une permanence de soins
dans le cadre d’une nouvelle sectorisation, d’un volontariat
et d’une régulation des appels. Les représentants
des médecins libéraux sont associés au CODAMU
— PS et proposent le cahier des charges de cette nouvelle
organisation des soins non programmés.
On ne parle pas des médecins spécialistes qui interviennent
dans la PDS au sein des établissements, englués comme
ils le sont dans le Règlement Conventionnel Minimum.
En Europe la permanence de soins est assurée par l’hôpital
qui est régulièrement débordé et les
expériences de maisons médicales (Walk-in Centers)
font rapidement illusion pour endiguer les flux. Seuls quelques
pays Nordiques et l’Allemagne trouvent un frein par la non
obligation de soins pour les cas non urgents.
Ce dossier arrête l’état des lieux, de la permanence
de soins en région PACA, jusqu’à un prochain
épisode de ce que les Européens appellent «
l’exception Française”.
Historique
ou l’histoire d’un parcours
chaotique mais d’une belle constance dans l’action syndicale
Grève des Gardes à
partir du 15/11/2001
Les médecins Généralistes
n’ont pas vu leurs honoraires revalorisés depuis de
longues années. Si les Généralistes maintiennent
globalement le niveau de leurs revenus, c’est parce qu’ils
ont augmenté leur temps de travail, au détriment de
leur vie familiale. Par ailleurs ils sont exaspérés
de constater que la permanence des soins ce fait sans aucune compensation
financière et que le prix des visites à domicile (135
Francs) est indécent.
Le SML et l’UNOF-CSMF lancent un mot d’ordre de grève
illimité des gardes de nuit pour obtenir une rémunération
des actes de Consultation à 20 E et de Visites à 30
E, et l’ouverture de négociations sur le problème
des gardes.
21 novembre 2001 :
Extension de la grève des gardes aux Week-ends
23 Janvier 2002 :
« 24 heures sans toubib »
A l’appel du SML et de la CSMF, tous les médecins libéraux,
généralistes et spécialistes sont invités
à participer le Mercredi 23 Janvier à l’opération.
30 janvier 2002 :
Avenant n° 8 à la Convention
Nationale
Signé par MG France et instaurant le C à 18,5 E et
50 E d’indemnités pour la PDS de 20h à 8h.
Vendredi 15 Février 2002 Nouvelle journée sans toubib
15 février : « Appelez
le 15 »
organisé par le SML et la CSMF
Tous dans la rue le 10 Mars 2002
Manifestations dans les grandes villes
Les syndicats s’opposent au Service de Garde Obligatoire instauré
par le protocole national sur la permanence des soins signé
le 1er Mars entre l’État, l’Assurance maladie
et le Président de l’Ordre des Médecins. sans
consultation préalable du Conseil National de l’Ordre
des Médecins
19 mars 2002 :
les ponts sans toubib lancés par le SML et la CSMF
21 Mars 2002 :
Session extraordinaire du Conseil
National de l’Ordre
Les Conseillers Nationaux, réunis en Session Extraordinaire
le 21 mars, désapprouvent la procédure qui a conclu,
sans concertation, à la signature d’un « protocole
» avec les Ministères et les Caisses d’Assurance
Maladie.
28 mars 2002 :
Week-end PASCAL, nouveau «
PONT SANS TOUBIB »
Week-end du 1er MAI : nouveau «
VIADUC SANS TOUBIB »
28 juin 2002 : Suspension du mouvement
de grève des Gardes des médecins de famille
La CSMF/UNOF et le SML décident de suspendre provisoirement
leur mot d’ordre de grève des gardes à dater
du
1er Juillet après avoir obtenu :
• Que les revalorisations du C et du V soient concrétisées
à dater du 1er Juillet.
• Des négociations conventionnelles pour l’ensemble
des médecins pour le 9 Juillet.
• La création d’un groupe opérationnel
sur « les gardes et la permanence des soins ».
• Le 1er juillet, l’avenant N° 10 à la Convention
des Généralistes consacrant les revalorisations.
22 janvier 2003 la publication du
rapport Descours sur la PDS
Après la « canicule » de l’été
2003, rapport de l’IGAS : continuité et permanence
des soins pendant l’été 2003
12 décembre 2003, décret
sur la Permanence des soins et la modification de l’article
77 du code de déontologie
Puis la Circulaire relative aux modalités d’organisation
de la permanence des soins en médecine ambulatoire.
Enfin l’Arrêté du 12 décembre 2003 relatif
au cahier des charges type fixant les conditions d’organisation
de la permanence des soins en médecine ambulatoire.
L’Année 2004
Année de la finalisation de la nouvelle PDS
Avec la participation des médecins libéraux aux nouveaux
CODAMU PS et un retour du sénateur Descours dans une commission
de conciliation.
Un nouveau ministre le docteur Douste-Blazy qui succède au
Pr. Mattei et un front syndical uni autours du financement d’une
PDS et d’une régulation libérale.
|